Le duché de Brabant s'étend au 14e siècle de Gembloux à Bois-le-Duc (maintenant ville des Pays Bas) et comprend des villes comme Anvers, Bruxelles et Louvain. Du 15e au 18e, le Roman Pays est une région essentiellement rurale. Au 18e siècle, l'occupant autrichien améliore le réseau routier par des « chaussées ». Il reste cependant limité à quelques grands axes traversant la région du Nord au Sud ; seul un grand chemin non pavé parcourt le pays d'ouest en est et relie Nivelles à Hannut en passant par Genappe, Wavre et Jodoigne. Le 19e siècle est marqué par l'industrialisation...
La première moitié du 20e siècle voit une désindustrialisation progressive. A partir des années 60, le Brabant se polarise autour de Bruxelles : de nombreux citadins émigrent à la campagne, tout en conservant leurs occupations professionnelles dans la capitale. L'implantation de l'Université catholique à Louvain-la-Neuve et de parcs industriels à Wavre contribuent au développement du secteur tertiaire. A partir de 1970, les réformes successives de l'Etat vers le fédéralisme rendent la situation de la Province du Brabant unitaire de plus en plus anachronique : son territoire est réparti sur les trois régions créées en 1970 (wallonne, flamande et bruxelloise) et relève des deux principales communautés (française et flamande). Les accords de la Saint-Michel (septembre 1992) donnent une réponse à la question de la scission du Brabant : il sera divisé en deux nouvelles provinces, Brabant wallon et Brabant flamand, Bruxelles restant à part. La mise en œuvre de la scission est opérée par un accord de coopération signé le 30 mai 1993 entre l'Etat fédéral, les trois régions et les communautés française et flamande. La naissance officielle de la Province du Brabant wallon est consacrée le 1er janvier 1995. 



