Blog

Bruxelles ma belle

Week-end dans la capitale de l'Europe ! "Bruxelles, ma belle", comme disait l'autre. Mais il n'avait pas tort. Car oui, trois fois oui, Bruxelles est belle. Bruxelles vaut le détour. Bruxelles vaut qu'on s'y attarde, qu'on hume ses parfums et qu'on goûte à ses charmes. C'est d'ailleurs de cette manière qu'on l'appréhende au mieux. Bruxelles ne se visite pas en deux jours et une nuit d'hôtel. Il faut s'en imprégner, se poser, ouvrir l'oeil, tendre l'oreille.

Respirer. Vivre. Ouvrez tous vos sens, BrusselsLife.bevous emmène en visite dans le Bruxelles incontournable, dans le Bruxelles brusseleir, dans le Bruxelles découverte.

Se poser

Certes, Bruxelles possède son lot d'endroits incontournables, haltes obligées des cars de touristes, et que l'on retrouve immortalisés dans tous les bons albums photos. Mais même envahis et criblés de flashes, ils conservent leur beauté et leur petit-quelque-chose de bien bruxellois. Quand vous aurez pris vos quartiers dans votre hôtel prenez la direction de la Grand Place. Jean Cocteau l'a qualifiée de "plus beau théâtre du monde". Et c'est vrai qu'elle est en elle-même un spectacle pour les yeux. Ce n'est pas pour rien que l'Unesco a classée la Grande Place, en 1998, sur la liste du patrimoine mondial. Dominant le magnifique ensemble architectural que constituent les maisons des corporations, l'hôtel de ville se caractérise par son asymétrie qui aurait, dit la légende, acculé son architecte au suicide? Début juillet, la place publique se transforme en véritable théâtre pour accueillir les figurants de l' Ommegang ouvrant une voie triomphale à Charles Quint.Tous les deux ans à la mi-août, un gigantesque tapis de fleur couvre les milliers de pavés de la place. A apprécier au soleil depuis la terrasse d'un des nombreux cafés la bordant.

Le plus célèbre ketje Bruxellois,Manneken Pis

Manneken impressionne souvent ceux qui le rencontrent pour la première fois par sa petite taille : pas plus d'une cinquantaine de centimètres ! Mais n'est-ce pas là aussi un trait bien bruxellois? La modestie dans la célébrité. Quoi qu'il en soit, les Bruxellois doivent beaucoup à Manneken Pis, puisque, grâce à son pressant besoin, il aurait sauvé Bruxelles d'un incendie allumé par les vils ennemis. Aujourd'hui, il est souvent accoutré de l'un de ses innombrables déguisements qui lui sont offerts, et on ne l'apprécie jamais plus que quand il pisse de la bière! Evidemment, on peut commencer par les grands classiques du genre muséal : les musées royaux des Beaux-Arts de Belgique recèlent des pièces impressionnantes pour quiconque s'intéresse, même de loin, aux grandes toiles. Mais dans le même genre, le musée des Beaux-Arts d'Ixelles ou le musée Charlier à Saint-Josse se distinguent aussi. Pour ce qui est de la musique, le Musée des Instruments de Musique est tout simplement incontournable, et pour l'architecture, on citera la Maison Horta.

Ouvrir l'oeil

Et puis, Bruxelles, c'est aussi plein d'endroits à découvrir, pas forcément connus et recommandés dans les guides qui se disent "bons", mais qui permettent de découvrir la ville autrement que comme une carte postale... Du côté des musées, vous ne serez pas déçus non plus. Du musée de la Geuze au Centre belge de la Bande dessinée au musée du Tram en passant par le Théâtre royal de Toone, les occasions sont nombreuses pour découvrir des pans plus ou moins importants du patrimoine belge et bruxellois. En ce domaine, nous nous devons de citer le Musée de la Ville de Bruxelles, dans lequel est exposée une impressionnante collection de costumes de Manneken Pis, et aussi le musée BELvue, qui donne accès aux vestiges archéologiques enfouis sous les pavés du Coudenberg Coudenberg.

Tendre l'oreille

Du bien bruxellois, tiens, Bruxelles en a beaucoup en stock ! Et c'est là, vraiment, qu'il faut pouvoir prendre le temps de s'imprégner. Rien ne sert d'aller faire une virée d'une demie heure au marché du Jeu de Balle, de même qu'on ne mange pas une frite comme un MacDo. Comprendre n'est pas forcément nécessaire. Apprécier suffit. Au passage, vous prendrez bien une petite bière? Au coeur des Marolles, ce vieux quartier populaire de Bruxelles, la place du Jeu de Balle est le théâtre, tous les matins, du plus grand marché aux puces de la capitale. Plus de 500 brocanteurs vendent leurs "trucs" et "machins", à même le sol, dans un joyeux désordre cosmopolite. S'y promener est un véritable plaisir. C'est là qu'on peut encore humer la véritable atmosphère du vieux Bruxelles. Après avoir flâné, chiné, acheté non sans avoir marchandé, rien de tel que de grignoter un kip-kap, une tartine au fromage blanc, ou d'avaler une soupe à l'oignon dans l'un des troquets bordant la place! Un régal! La bière et Bruxelles, c'est une histoire bien particulière, une histoire de terroir, une histoire de bactérie qu'on ne trouve qu'ici, et qui permet à la fermentation de prendre un tour différent, qui au final donne le Lambic, la Gueuze, la Kriek et le Faro. Des délices qu'on apprécie d'autant mieux quand on sait l'esprit de tradition qui anime la famille Cantillon Cantillon. A la bonne vôtre ! Une très sympathique attraction à faire en famille : une visite du musée du tram, suivie d'une balade en tout vieux tramway. Le parcours emprunte l'une des plus belles voies d'entrée et de sortie de la capitale : l'avenue de Tervuren, verte à souhait, qui mène droit au château de Tervuren, une autre lubie du roi Léopold II. Autre possibilité : un parcours de 35 kilomètres au coeur de Bruxelles, dans un tram de 1935, avec visite guidée. Il n'y en a pas qu'un, mais ils sont de plus en plus rares. Comment décrire un frit-kot ? En gros, il s'agit d'une sorte de baraque qui ne semble souvent pas très solide, dans laquelle il n'y a généralement place que pour le cuisinier, qui prépare à peu près tout, du moment que ça se plonge dans la graisse à frire. Les frit-kots constituent une sorte de patrimoine immatériel, avec les odeurs qui parfument les environs et la bonhomie de leurs "fritiers". Comment imaginer la place Flagey ou la place Saint-Josse sans leur frit-kots respectifs ? Sans compter que c'est généralement là qu'on trouve les meilleures frites ?

Respirer

Véritable poumon de Bruxelles, la Forêt de Soignes est un havre de paix pour les citadins qui souhaitent respirer et se détendre. Couvrant une superficie de près de 5000 hectares, elle est essentiellement plantée de hêtres et de chênes. A côté des nombreux rongeurs et oiseaux, des chevreuils y ont élu domicile, ainsi que quelques sangliers qui auraient été aperçus début 2007. Les nombreuses drèves et allées incitent aux longues promenades pédestres, mais le VTT et l'équitation sont aussi pratiqués. Malheureusement nécessaires, quelques axes routiers balafrent cet éden bruxellois (E411 et Ring) et troublent de temps à autre la sérénité qu'on peut y ressentir. Evidemment, la Forêt de Soignes est de loin la plus grande réserve naturelle de Bruxelles. Mais aux quatre coins de la capitale, on trouve encore des petits bijoux de nature préservés. Nous en citerons trois : le plateau Avijl, à Uccle, avec ses potagers, ses prairies et ses deux bois (8,5 ha) ; la réserve naturelle du Moeraske, à Evere, un marais alimenté par un petit ruisseau, qui attire une faune d'insectes et d'oiseaux habituellement peu friands des grandes villes ; et la réserve du Poelbos, à Jette, son alternance de bois, de ruisselets et d'étangs, où l'on trouve à profusion le fameux iris jaune, symbole de la Région bruxelloise. Frédéric Solvel

Exprimez-vous ! Utilisez votre compte facebook pour réagir à nos articles ! Vous avez repéré une erreur sur cette page ? Contactez-nous à l’adresse info@brusselslife.be

A lire aussi