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Sur les traces de Napoléon et de la bataille de Waterloo @ Bruxelles

Publié le 16/06/2015 - Mis à jour le 30/07/2015
Avant d’être belges, les Bruxellois furent un temps français. Napoléon leur rendit visite à plusieurs reprises et prit des décisions qui marquèrent à jamais leurs vies. Suivons les traces de l’Empereur à Bruxelles...

De la morne plaine de Waterloo à la plus belle Grand Place du monde, Napoléon Bonaparte comme son compatriote Victor Hugo a parcouru les quelques kilomètres qui séparent le champ de bataille de la capitale d’une Europe alors en pleine construction.

Napoléon en goguette à Bruxelles

Nous sommes le 16 février 1798. Napoléon visite Bruxelles pour la première fois. Avec Joséphine, sa première épouse, il séjourne au prestigieux Hôtel d’Angleterre. Aujourd’hui disparu, cet établissement était situé au coin de la place de l’Albertine et de la rue de la Madeleine. Les tourtereaux en profitent pour visiter Bruxelles, saluer le Manneken-Pis et assister à un spectacle à la Monnaie avant de repartir le lendemain.

Une fête et un portrait

En juillet 1803, le Premier Consul Napoléon arrive à Bruxelles avec à son bras mais pour la dernière fois, Joséphine. Le couple est accueilli en grande pompe durant près de 10 jours. A son arrivée un cortège le conduit jusqu’à l’Hôtel de Ville. Un te deum est donné en son honneur en la cathédrale des Saints Michel-et-Gudule. La fête bat son plein dans un chaos général que même Napoléon ne peut s’empêcher de déplorer.

C’est également en Premier Consul que Napoléon est représenté dans une peinture monumentale de Charles Meynier qui 210 ans plus tard est toujours suspendue à l’Hôtel de Ville avec le même Hôtel de Ville en arrière plan.

Titre et dotation pour Manneken-Pis

Lors de sa première visite en 1798, Napoléon se serait longuement arrêté devant la statue de Manneken-Pis. Lors de son dernier voyage en 1810, l’Empereur est une fois de plus séduit par le petit pisseur. L’histoire raconte qu’il l'aurait fait chambellan et l’aurait doté dans la foulée d’une somme de 2000 francs or. Le lendemain, notre petit Julien portait les plumes et l’uniforme coloré des chambellans de l’Empire.

 

Sauveur du Palais de Laeken et de la Monnaie

Lorsque les Français chassent les Autrichiens de Bruxelles en 1794, le Château de Laeken, érigé par Marie-Christine d’Autriche quelques années plus tôt, est laissé à l’abandon. Bonaparte le sauve in extremis de la démolition en le rachetant pour 507 861 francs. Il le réaménage somptueusement. A son divorce, il le laisse à Joséphine qui n’en a cure. En 1812, il le récupère en échange du palais de Bourbon et y revient avec Marie-Louise, sa nouvelle épouse. Dans la foulée, il engage un architecte français pour tracer les plans du Théâtre Royal de la Monnaie qu’il estime être beaucoup trop vétuste. Les travaux ne commenceront cependant que sous le régime hollandais en 1818.

Bruxelles, hôpital de Waterloo 1815

Au lendemain de la bataille de Waterloo, on panse les plaies des troupes à Bruxelles. Si les soldats alliés sont soignés dans des hôpitaux de campagne aux portes de la ville, les Français sont ramenés jusqu’à la caserne du Petit Château et l’église Saint-Augustin aujourd’hui disparue.

La cavalerie anglaise réquisitionne quelques étages de la Maison du Roi pour y stocker ses réserves de nourritures ce qui occasionnera quelques dégâts au bâtiment.

Bruxelles, mémorial de Waterloo 1815

Si les sépultures de combattants des deux camps inhumés au Cimetière de Bruxelles restent discrètes, on ne peut pas manquer le mémorial anglais de la bataille. Érigé en 1887 pour les 50 ans de la reine Victoria, il est l’oeuvre du sculpteur Jacques Lalaing. Né à Londres d’un père belge et d’une mère anglaise, il était le candidat idéal pour imaginer le mémorial.

Cimetière de Bruxelles

A Uccle, c’est tout un quartier qui vit à l’heure de la bataille de Waterloo. Le facteur, lors de sa tournée, passe allègrement d’un camp à l’autre avec l’avenue du Prince d’Orange en guise de colonne vertébrale. Tandis que l’avenue du Maréchal Ney croise l’avenue Blücher, l’avenue Wellington garde son tracé parallèle et évite soigneusement de croiser l’avenue Napoléon. Plus loin, dans sa distribution, le facteur ucclois devra encore déposer des lettres à l’avenue Bonaparte et l’avenue de l’Aiglon.

Si aujourd’hui, il faut aller jusque Waterloo pour admirer une peinture monumentale à 360 degrés de la bataille, les Bruxellois ont pu profiter de la version panoramique peinte par Charles Castellani entre 1881 et 1884. Cachée derrière une façade baroque du Boulevard Lemonnier, la rotonde Castellani est devenue le parking Panorama.

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