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Ces Bruxellois qui font la France

Frédéric Solvel. Découvrir Bruxelles

15 Jul 2020, 00:07 Last Updated: 15 Jun 2021, 10:06

Parmi ceux-ci, on retrouve forcément quelques cousins germains du Manneken-Pis.

Ces Bruxellois qui font la France
Ces Bruxellois qui font la France

A l’heure de prendre les armes, il est bon de rappeler que la nation française fut bien servie par quelques Bruxellois : chair à canon ou géniaux stratèges. Parmi ces derniers, on retrouve Jean-Baptiste Dumonceau né en 1760. Enfant de Bruxelles, il est le plus décoré des généraux belges gravés dans la pierre de l’Arc de Triomphe.

Abreuve nos sillons

Bien que natif de la ville lumière, Maurice Chevalier ne manqua pas de faire un clin d’œil aux origines bruxelloises de sa mère, avec sa chanson "Manneken-Pis". Composées en 1949, ces quelques strophes truculentes restent aujourd’hui le chant de ralliement de l’Ordre des Amis de Manneken-Pis.

A la charnière entre les années 70 et les années 80, Annie Cordy, née à l’ombre du Palais Royal de Laeken, donne le sourire aux ondes radiophoniques françaises. Ça ira mieux demain autour d’un Cho Ka Ka O avec la Bonne du Curé.

Pour allumer le feu au bal des pompiers, un bon vieux Johnny fait souvent l’affaire. Le king franco-belge allume l’étincelle et la foule s’enflamme sang pour sang. Et un petit Ça plane pour moi de Plastic Bertrand finit de décoller de leurs chaises les derniers récalcitrants. Même Patrick Sébastien et ses serviettes ne pouvaient rien pour eux…

Tu tires ou tu pointes ?

Croix de bois, croix de fer, si je mens, je monte à la Bonne Mère. Marius, Fanny et César ainsi que les sociétaires du Vélodrome ont connu la gloire grâce à des Bruxellois.

De son propre aveu, Marcel Pagnol s’est inspiré du Mariage de Mademoiselle Beulemans en voulant faire pour Marseille ce que Fonson et Wicheler avaient fait pour Bruxelles.

On va droit au but dans la cité phocéenne, et c’est sous la conduite de Raymond Goethals que les joueurs de l’OM ont soulevé la seule Ligue des Champions jamais remportée par un club français. Il fallait bien la science d’un ancien joueur du Daring pour arriver à un tel résultat.

Tous en scène

A Paris ou à Bruxelles, le métro plonge sous la Seine/ Senne. Et sans Bruxelles, les parisiens n’auraient jamais eu leur réseau de transports en commun souterrains. En 1898, la Ville de Paris mandate un Bruxellois originaire de Beloeil, le baron Édouard Louis Joseph Empain. Il va construire et exploiter le métro parisien jusqu’en 1945 avant de céder sa place à la RATP.

Vive les vacances

Pour aller travailler le Parisien prend le métro, pour partir en vacances et revenir tout bronzé, il réserve au Club Med. Des villages de vacances aux quatre coins du monde sur lesquels flottent l’étendard français et planent l’ombre de son créateur, l’Anversois Gérard Blitz.

En vacances, les lecteurs francophones ne manquent jamais d’emmener le dernier volume de l'écrivain Eric-Emmanuel Schmitt. Installé au Châtelain depuis 2002, il a obtenu la nationalité belge en 2008. La rançon de la gloire ?

D’autres auteurs du cru bruxellois ont apporté leurs pierres à l’édifice des Lettres Françaises. On pense à Camille Lemonnier ou à Marguerite Yourcenar qui fut la première femme admise à l’Académie française.

Moins académique mais plus ludique, la bande dessinée belge et bruxelloise a procuré de nombreuses heures de plaisir aux lecteurs de 7 à 77 ans. Si un cocker sur deux, français ou pas, a reçu le sobriquet de Bill, c’est à cause d’un Bruxellois : Jean Roba, le créateur de la bande dessinée Boule & Bill.

Et quand le dessin s’anime, Antenne 2 ouvre et ferme son antenne entre 1975 et 1983 avec un générique signé par un artiste bruxellois : Jean-Michel Folon.

Et voilà, chers amis français, ces quelques lignes vous laissent un goût amer dans la bouche? Trinquons donc autour d’une Mandarine Napoléon, cette liqueur élaborée au royaume de Belgique aux relents de France impériale.

Découvrir Bruxelles