Le chocolat belge

En matière de chocolat, la réputation de notre plat pays n’est plus à faire.

Créé le 03/04/2013 - Dernière mise à jour le 19/04/2019

Ramener quelques centaines de grammes fait partie de la check-list incontournable des touristes lors de leurs virées européennes, tandis que nous en raffolons et nous ne manquons aucune occasion d’en déguster ou d’en offrir.

Du chocolat...

Pourtant, l’histoire du chocolat commence avec un Espagnol. En 1492, Christophe Colomb met le cap sur les Amériques. Et en même temps que le nouveau monde et les pommes de terre, il découvre le chocolat. Le premier contact est brutal, la douceur du chocolat ne s’est pas encore révélée aux yeux du monde et les conquistadors n’y voient qu’une monnaie d’échange pour obtenir de l’or.

Le cacao débarquera ensuite dans ce qui était encore les Pays-Bas espagnols via le port d’Anvers et restera quelques temps l’apanage des familles royales et des aristocrates. Au fil des siècles, sa consommation se démocratisera…

Depuis, le chocolat belge ne cesse d’acquérir ses lettres de noblesse pour devenir une vraie carte de visite de la nation. Une alchimie parfaite entre qualité des ingrédients, torréfaction et broyage, taux de cacao et savoir-faire. Pour le broyage et le taux de cacao, les chocolatiers belges sont intraitables. Le broyage made in Belgium est réalisé très finement tandis que le taux de cacao monte jusqu’à 43% au lieu des 35% habituellement pratiqués en chocolaterie.

...et des hommes

La Belgique n’est encore qu’un poupon quand, dans les premières décennies de son existence, l’industrie du chocolat se développe à grande vitesse. Mais à la fin du XIXème siècle, la colonisation du Congo donne un coup d’accélérateur. Les fèves de cacao produites en Afrique sont plus savoureuses que celles en provenance d’Amérique. Le chocolat belge est définitivement sur les bons rails !

Pour sublimer les fèves en provenance d’Afrique ou d’Amérique, il ne manquait plus que quelques artisans. En 1857, Jean Neuhaus ouvre une pharmacie à Bruxelles. Pour dissimuler le goût souvent amer de ses médicaments, il a la lumineuse idée de les enrober de chocolat, les principes de base de la praline étaient jetés. Callebaut, Côte d’Or, Chocolat Jacques, Léonidas et Wittamer entrent dans la danse avant la Première Guerre mondiale. Après le conflit, Godiva et Corné Port Royal les rejoignent.

Enfin, la dernière génération de chocolatiers est apparue ces dernières décennies. Marcolini et son titre de champion du monde de pâtisserie. New Tree et ses tablettes haut de gamme. Découvrez aussi l’artiste-artisan Frédéric Blondeel, torréfacteur-chocolatier, Benoit Nihant et son chocolat haute couture (de la fève à la tablette). Le talentueux Laurent Gerbaud qui sied au sommet du Mont des Arts. Fondé en 2007 par Jean-François Decarpentrie, la chocolaterie Zaabär devient Chocolissimo & Zaabär, un lieu où vous pourrez acheter, façonner et goûter du chocolat, sous toutes ses formes. Dans le même genre, vous pourrez aussi savourer des pralines maison de chez Xocolate à Schaerbeek. Mais aussi Jean-Philippe Darcis et Jean Galler ont également débarqué depuis la principauté liégeoise pour séduire la capitale.

Le saviez-vous ?

- Le Belge consomme en moyenne 9 kg de chocolat par an !
- A l'aéroport de Zaventem, près de 860 tonnes de chocolat sont vendues chaque année !

Aujourd’hui, la galaxie belge du chocolat brille de mille feux au Grand Sablon et ailleurs à Bruxelles. Les chocolatiers de tous genres rivalisent d’ingéniosité pour épater le public et émoustiller leurs papilles ! Des vitrines autant scrutées que celles de leurs confrères de la mode et de la décoration, et ce, en toute saison !

F.S