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Cireur de chaussures à Bruxelles

Pierre Chaudoir.

05 Sep 2016, 10:09 Last Updated: 06 Sep 2016, 09:09

Ce métier a disparu dans les rues de Bruxelles. Marcello Faraggi a re-créé le concept avec une classe italienne. Par amour des chaussures.

Cireur de chaussures à Bruxelles
Cireur de chaussures à Bruxelles

Cet ancien journaliste a débarqué à Bruxelles en 1989. Il a produit des reportages pour Arte et Euronews. Sous les recommandations de sa compagne, il s'est lancé dans le cirage de pompes. Après en avoir fait 300, il s'est lancé. Vous le retrouvez tous les mardis midis au marché bio de la Place du Luxembourg avec son magnifique tricycle.

Service à domicile ou en entreprise

Marcello Faraggi vient chercher les chaussures chez vous dés qu'il y a trois paires. Même si le concept sent un peu le luxe, les prix sont abordables. Cela débute à 8,50 €. Pour redonner une seconde vie à vos chaussures. Après un séjour chez un cordonnier si nécessaire. Il propose également ses services en entreprises ou pour un événement. Belle initiative d'un quinquagénaire qui se lance dans un concept étonnant avec une passion irradiante. Voici le lien de son site.

Luxe 

Des machines cireuses. On en trouve dans tous les 5 étoiles. Mais plus rien dans la rue. Au vu des nouvelles chaussures à obsolence quasi programmée et à la banalisation de la célèbre basket, nos amis cordonniers sont privés de boulot et ils ferment tous boutique les uns après les autres. Il reste encore des amoureux de la pompe. Ils préfèrent mettre un budget un poil plus conséquent pour les garder longtemps. Du côté anglais, il y a l'emblématique marque Church's. Ce sont les chaussures qui se transmettent de génération en génération. Du côté italien, la marque Fratetlli flaire bon le dandysme italien. Ils vont pousser le vice jusqu'à porter le pantalon à dessein trop court pour montrer leurs pompes. C'est clairement rester un signe extérieur d'élégance. Jeter un coup d'oeil à vos amis. Regarder leurs chaussures. Si elles sont de qualité et qu'elles sont soignées. C'est un signe. Marcelo Faraggi l'a bien compris. Il veut prolonger la vie de ces oeuvres d'art car parfois réalisées à la main. Il n'y a aucune honte à se faire du bien. De prendre son pied en étant bien chaussé. Moins bling-bling qu'une montre, une belle paire de chaussures. 

 

 

 

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