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LA BELGIQUE & SES MARTYRS Edith Cavell, héroïne de la Grande Guerre

Edith Cavell, héroïne de la Grande Guerre

12 octobre 1915, 7h du matin, Edith Cavell fait face à un peloton d’exécution allemand au Tir National à Schaerbeek. Elle vit ses derniers instants après une année intense de résistance contre l’occupant. Découvrez son histoire captivante.

Edith Cavell n’est pas seulement le nom d’une rue, d’une clinique ou d’un arrêt de tram. Edith Cavell est avant tout le nom d’une femme au fort tempérament qui a marqué l’histoire de Bruxelles voire du monde entier. Plus de cent ans plus tard, le courage de cette héroïne de la Grande Guerre marque toujours les esprits.

Une infirmière anglaise à Bruxelles

Edith Cavell est anglaise. Fille du révérend Frederick Cavell, elle arrive à Bruxelles pour la première fois en 1890. Elle a 25 ans et vient d’être engagée comme gouvernante au compte des François, famille voisine d’Antoine Depage. Cinq ans plus tard, elle rentre en Angleterre pour soigner son père malade et entame dans la foulée une formation d’aide infirmière.

[Edith Cavell et Antoine Depage]

En 1907, elle revient à Bruxelles pour entrer au service du docteur Antoine Depage qui la nomme infirmière en chef à l'Institut Berkendael à Ixelles. Peu de temps après, c’est elle qu’il choisit encore pour prendre la direction de son école d’infirmières (photo). En 1914, l'école déménage à Uccle, là où se trouve aujourd'hui la clinique Edith Cavell.

Son rôle pendant la Première Guerre mondiale

Lorsque la guerre éclate, l’Institut se transforme en hôpital de guerre pris en main par la Croix-Rouge. Edith Cavell soigne sans distinction Alliés et Allemands. Sa position est idéale. Elle intègre et étoffe un réseau d’évasion qui permettra à de nombreux soldats anglais, français et belges de s’enfuir aux Pays-Bas. Elle sauve ainsi la vie de centaines de combattants blessés et de résistants. A l’été 1915, les Allemands finissent par avoir la puce à l’oreille. Il découvre les manœuvres secrètes qui se trament depuis l’hôpital. Le réseau tombe et ses 65 membres sont arrêtés. Edith Cavell est incarcérée à la prison de Saint-Gilles le 5 août.

Procès et exécution

Le 11 octobre 1915, Edith Cavell passe devant la Court Martiale. Guidée par un sens de la morale indéfectible, elle ne se défend pas et admet les faits qui lui sont reprochés. Son procès est expédié. Condamnée à cinq heures de l’après-midi pour haute trahison, elle est exécutée le lendemain matin à 7h au Tir national à Schaerbeek. Elle refuse de se laisser bander les yeux...

Son exécution provoque aussitôt un tollé au sein de la Triple Entente. Considérée comme une martyre, son courage inspire. En Angleterre, une vague de nouveaux volontaires s'engage pour en découdre avec l'ennemi. En Europe, une légende est née…

En hommage à Edith Cavell

A l’occasion du centenaire de l’exécution d’Edith Cavell, la commune d’Uccle lui a rendu hommage avec une exposition qui s'est tenu en octobre 2015 à la salle culturelle d’Uccle près de l’église Saint-Pierre. Déclinée en cinq thèmes et 22 panneaux, elle retraçait notamment l’enfance de l’infirmière, son arrivée en Belgique, sa contribution dans l’évolution des soins de santé et surtout le fonctionnement des réseaux d’évasion…

Depuis 1920, au croisement de la rue Edith Cavell et de la rue Marie Depage, l'héroïne avait déjà son monument. Désormais, plus de 100 ans après sa mort, un buste d’Edith Cavell sculpté par la belge Nathalie Lambert a été inauguré dans le Parc Montjoie à Uccle.

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