Faut-il se mettre au Bio ?

Alimentation
Écrit par Chauchau - 29 juil. 2015, 00:00 (Mis à jour: 12 janv. 2022, 04:37)
Faut-il se mettre au Bio ?
Bio. Par ici. Bio. Par là. On a du mal à s’y retrouver. Brusselslife a donc décidé de couper les pattes au canard qui veut que chaque défenseur du bio soit un Bo-Bo portant des sabots mauves et un pull en poil de chameau.

Nous sommes allés enquêter dans le magasin qui était le premier en place, en 1986, avenue Latérale à Uccle : Sequoia. Racheté en 2007, nous avons rencontré Vincent Muylle qui en tient dorénavant les rênes avec un magasin à Uccle, à Wavre, à Stockel et à Waterloo. Il connaît bien le secteur.

Première surprise, le slogan de Sequoia. « Notre mission, vous proposer la meilleure sélection de produits biologiques et naturels ». Dans notre logique, le naturel, c’est bio et le bio, c’est naturel.

« En effet, nous répond Vincent Muylle. Toutefois, nous achetons nos fraises chez un charmant producteur de fraises. Ce monsieur a 70 ans, il n’a plus envie de demander de certification bio. Ses fraises sont donc complètement naturelles mais ne sont pas certifiées bio. C’est son choix et nous le respectons ».

Quand on évoque le coût, la réponse est logique : « Un éleveur de poulets qui s’engage à nourrir ses animaux dans un contexte propre sans les charger à balle de guerre et avec un espace vital décent, il a une rentabilité qui est moindre donc le coût augmente. Mais le goût aussi. N’est-il pas plus intéressant de manger un produit qui a du goût avec une valeur nutritive nettement plus élevée ? On mange plus cher mais en moindre quantité » proclame Vincent Muylle.

Si vous souhaitez tout savoir sur la certification, nous vous encourageons à aller fureter sur le site d’Ecocert. Vous saurez tout. Apprenez juste que le logo européen a changé.

En clair et à titre d’exemple, un agriculteur s’engage à ne plus répandre de pesticides durant 3 ans donc de laisser son champ en jachère pendant cette période avant de planter quoi que cela soit. Les contrôles y sont fréquents et sévères. Même si le risque zéro n’existe pas. Dans tous les cas de figure, vous avez une belle certitude sur la qualité du produit. Et le goût en est une preuve indéniable.

Des coaches nutritifs et nourrissants

Quand on interroge Chantal van der Brempt, nutritionniste dans le privé et en entreprise, on a la même réponse. « J’aide les gens à manger mieux et plus sain » déclare-t-elle. « Le changement de mentalité est poussé par les réseaux sociaux. Les jeunes deviennent des consommacteurs. Ils ne veulent plus manger n’importe quoi. Ils sont très conscients que quelques problèmes de santé sont liés à la malbouffe » enchaîne Chantal.

Pour la nutritionniste qui intervient en entreprises pour conscientiser les gens, c’est la même litanie dans un aspect de circuit court. « J’encourage lors de mes consultations privées ou mes ateliers en entreprises à retrouver le plaisir d’acheter pas loin de chez soi ou de cueillir dans son potager. Surtout de cuisiner soi-même. C’est un partage fantastique et une manière certaine de manger sain. Il y a trop d’éléments dans les plats préparés qui ont pour vocation de rehausser le goût, de donner une couleur, d’assurer la conservation, … Tout cela n’est pas bon pour la santé. C’est une évidence. Tout le monde s’accorde à ce sujet ».

« J’aide les gens malades à se soigner et de plus en plus de sportifs de haut niveau communiquent sur leur alimentation. Novak Djokovic en est un formidable exemple. Son bouquin Serve to Win a rencontré un grand succès. Il évoque sa carrière avant et après la prise en main de son alimentation. Il est redevenu numéro un mondial. La femme de Jacques Borlée est également nutritionniste. Elle contribue aussi énormément à divulguer le message » souligne-t-elle.

Quand on évoque la société qui devient l’ennemi public du bio Monsanto avec Sequoia, cela sort très vite chez Vincent Muylle : « Messieurs. Reconnaissez simplement que vous produisez de la m… ».

Et si on si mettait tous ?

Bruxelles est réputé pour ses coins de verdure. Des tas d’initiatives sont mises en place pour acheter Bio. Mais Bruxelles est aussi une des villes les plus vertes d’Europe. Pas besoin de grands espaces pour faire pousser ses légumes. Et point très important, il existe 600 hectares (soit l’équivalent de 600 terrains de foot) de toit plat à Bruxelles. C’est gigantesque. Le pouvoir va-t-il laisser toute liberté pour que chaque Bruxellois puisse cultiver un début d’autarcie alimentaire ?

Prenez votre assiette en mains. Il n’y aucune honte à se faire du bien. A ceux que l’on aime aussi. Think global. Eat local.

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