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"BRUXELLES, MA VILLE..." La légende de l’Union qui sourit

Rédaction BrusselsLife.be. Sports

28 Jan 2019, 11:01 Last Updated: 02 Sep 2019, 17:09

Durant la Coupe de Belgique 2019-2020, l’Union Saint-Gilloise a titillé les portes de son glorieux passé en affrontant le FC Malines dans les demi-finales. Un club de légende que Brusselslife vous présente avec le sourire.

La légende de l’Union qui sourit
La légende de l’Union qui sourit

Tout aurait pu se jouer un mardi soir du printemps 2019 au Parc Duden sur les hauteurs forestoises, dans le vieux stade partiellement rénové de la Chaussée de Bruxelles, au pied de la vieille tribune Art-Déco. Si les Apaches avaient remporté leur match retour face au FC Malinois, l’Union se serait qualifiée pour la finale de la Coupe de Belgique, épreuve qu’elle a remportée pour la dernière fois en 1914, à la veille de la Grande Guerre. Malheureusement, le sort en a decidé autrement mais c'est ça aussi le football. Partie remise pour l'Union Saint-Gilloise qui nous promet encore du beau jeu et de belles surprises en tournoi !

Avant la Grande Guerre

Fondée en 1897, l’Union Saint-Gilloise a d’abord évolué sur la pelouse qu’occupe aujourd’hui l’hôtel communal de la Place Van Meenen, avant de devoir s’expatrier successivement à Bruxelles, puis à Uccle et enfin à Forest. En évinçant le Racing voisin, l’Union s’est imposée comme le plus grand club de la Capitale et du football belge avec la bagatelle de sept titres de champion conquis entre 1904 et 1913.

L’« Union 60 » après les JO d’Anvers

Lors des JO d’Anvers en 1920, le club fournira l’ossature de l’équipe nationale qui décrochera la médaille d’or, laquelle reste aujourd’hui encore son seul sacre mondial. C’est toutefois dans les années 30 que l’Union écrit la plus belle page de son histoire avec, entre 1933 et 1935, trois nouveaux titres conquis grâce à une formidable série de 60 matchs consécutifs sans défaite. Un record toujours reconnu à l’échelon mondial, par onze joueurs nés pour la plupart à Saint-Gilles ! L’« Union 60 » également glorifiée par la fameuse pièce de théâtre « Bossemans et Coppenolle » toujours régulièrement jouée par de nouvelles générations d’artistes.

Grâce à un milliardaire anglais

Après un retour aux avant-postes dans les années 50 et les premiers exploits d’une équipe belge en Coupe d’Europe, l’Union a dû quitter la D1 en 1973, et ce fut une longue traversée du désert jusqu’à la montée en D1B actuelle, dont le matricule 10 occupe les avant-postes en compagnie du FC Malinois et du Beerschot, deux autres clubs de prestige. La grande ambiance est de retour grâce aux investissements consentis par le milliardaire anglais Tony Bloom, le « big boss » de Brighton, club de Premier League. A l’image de leurs aînés, les jeunes supporters des « Jaune et Bleu » entonnent fièrement à chaque match la chanson du club affirmant que « C’est l’Union qui sourit… ».



D.H.


Crédits photos : Royale Union Saint-Gilloise.

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