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Le folklore de Noël à Bruxelles, tout un décor !

Le folklore de Noël à Bruxelles, tout un décor !

Durant les fêtes de fin d'année, la capitale belge et européenne se pare de mille feux pour accueillir crèches, marchés et sapins de Noël.

Le premier weekend de décembre commençait la période de l’Avent et s’ouvrait les différents marchés de Noël dont les célèbres Plaisirs d’Hiver de la Ville de Bruxelles. La décoration aux lumières blanches et étoilées s'empare des rues pour mieux éblouir nos yeux et nos âmes d’enfants qui sommeillent en nous. C’est ça aussi la magie de Noël. Alors que du côté politique, on débat du nom des congés scolaires (catholiques ou pas ? Vacances d’automne ou Toussaint ? Vacances d'hiver ou de Noël ? etc.) et de la possibilité de déposer le grand saint Nicolas , son camarade Fouettard et les marchés de Noël comme patrimoine immatériel à l’UNESCO, une question nous taraude : d’où vient tout ce folklore de Noël dans notre plat pays ? Brusselslife vous emmène découvrir ces traditions qui nous sont chères en cette période de fêtes de fin d’année.

La crèche de Noël, le refuge de l'enfant Jésus

A travers Bruxelles, vous pourrez retrouver un grand nombre de crèches, que ce soit dans les écoles de l’enseignement libre, sur certaines places communales ou paroissiales, dans certaines entreprises et dans de nombreuses églises. Nous pouvons en tout cas vous conseiller d’aller faire un tour à la Grand’Place pour admirer cette belle crèche grandeur nature (copie originaire de Turnhout). Ou encore d’aller découvrir jusqu’au 6 janvier la très chouette exposition interculturelle de crèches à la cathédrale Saints-Michel et Gudule.

La tradition de la crèche de Noël met en scène l’épisode de la Nativité, c’est-à-dire la naissance de Jésus-Christ. Cette scène figure en général une mangeoire, en présence de la Sainte-Famille (la sainte Vierge et saint Joseph), accompagnés d’un âne et d’un boeuf, ceux-ci sont entourés d’anges, de bergers et des Rois mages. L’enfant Jésus trônant dans une auge pleine de paille en guise de berceau. Ces crèches peuvent être statiques comme mouvantes voire même vivantes.

Cet épisode de la Nativité est relaté dans l’Evangile selon Saint Matthieu. Les Rois mages (Melchior, Gaspard et Balthazar qui symbolisent l’ensemble des peuples de la Terre) étant venus adorer l’enfant Jésus à Bethléem, ils lui offrent l’encens, la myrrhe et l’or, allégories encore présentes dans la crèche. Le reste de l’histoire vient de la “Légende dorée” de Jacques de Voragine car ce récit appartient plus que certainement au registre du merveilleux et de la théologie métaphorique.

Ce rite se serait développé en Europe aux environs du XIIIe siècle à partir d’une initiative de saint François d’Assise. En effet, celui-ci aurait mis en oeuvre une crèche vivante dans la ville de Greccio pour la nuit de Noël de l’an 1223. Lors de la Contre-Réforme catholique au XVIe siècle, au vue de la ferveur autour de la Nativité, les Jésuites multiplièrent les crèches à travers l’Europe et le monde catholique. La crèche de Noël est devenue l’une des représentations des plus populaire de la piété dans le cadre des fêtes de Noël.

Les décorations de Noël dans nos rues et maisonnées

A Bruxelles et dans toutes les communes de la capitale, vous pourrez admirer les rues, particulièrement dans les quartiers commerçants, scintiller de mille feux. Dans le centre de Bruxelles, depuis 2014, la ville investit chaque année de plus en plus pour illuminer ses rues durant la période des fêtes. Cette année, 123 rues et artères commerçantes sont aux couleurs et lumières de Noël. Vous pourrez y voir des couronnes d’or, des sapins laqués d’or, des lustres carrés, des flocons d’argent de deux mètres, des lanternes et des arches de lumière de la gare du Nord à la gare du Midi sur les grand boulevards du centre.

Les illuminations publiques viennent d’Allemagne et dateraient du XVIe siècle. On y allumait des feux et des lumières dans les rues durant la période de l’Avent. De ville en ville, de pays en pays, le rite se transmit pour atterrir à Boston au début du XXe siècle où l’on éclaira pour la première fois les arbres de Noël dans les endroits publics. Il en va de même pour les intérieurs. Les premières décorations de Noël datent du XVe siècle. D’abord sous la forme de fruits secs et de petits personnages, elle se garnissent de bougies pour enfin voire arriver les guirlandes électriques. L’on décore également l’intérieur des couronnes de l’Avent, de branches de sapin ou de houx (celui-ci aurait sauvé la sainte Famille en fuite des soldats du roi Hérode, la plante aurait été bénie par Marie en signe de reconnaissance).

Le marché de Noël, la place to be des plaisirs de Noël

Incontournables de la saison, les Plaisirs d’Hiver continuent d’attirer les Bruxellois et les touristes dans le centre de la capitale. Également originaires des contrées germaniques (où ils fêtaient à la base la Saint-Nicolas), les marchés de Noël rencontrent un succès fou auprès de la population. On connait tous, ne serait-ce que de nom, les marchés d’Aix, Cologne et Strasbourg non loin de chez nous. D’un marché de tradition religieuse, le marché de Noël devient un marché commercial comptant différents types d’ambulants et de  nombreuses activités où se détendre (grande roue, patinoire, manèges, etc.) et où boire et manger à satiété (gaufres, crêpes, flammekuches, bières, vin chaud, etc.).

Le sapin de Noël, l’arbre aux mille feux

“Attraction” tant attendue de tous les Bruxellois, le choix et l’arrivée du sapin de Noël à la Grand’Place sont toujours de périlleux exercices !

Cette année, celui de la Grand’Place provient de la forêt domaniale de l’Hertogenwald occidental dans les Hautes Fagnes (commune de Baelen). Il est d’une taille de 22 mètres et poussait depuis 67 ans dans une forêt certifié PEFC, c’est-à-dire gérée de façon durable pour l’environnement. Il est décoré de 200 boules de Noël bleues et blanches aux couleurs de la Finlande, pays-invité de la 18e édition des Plaisirs d’Hiver. Celui du Palais Royal provient, lui, de de Matagne-la-Petite dans la province de Namur. C’est un glorieux épicéa de 23 mètres âgé d’une centaine d’années. Il restera devant les ors du palais jusqu’à l’arrivée des Rois mages (6 janvier).

Le sapin de Noël est une tradition originaire d’Allemagne à nouveau (encore et toujours ces Allemands !). Elle s’est ensuite diffusée dans le reste de l’Europe. Via ses pays voisins dont la France avec l’Alsace-Lorraine et le Royaume-Uni avec la famille royale britannique originaire de Saxe. Il serait présent depuis le Moyen-Âge dans les pays germaniques. Originellement symbole païen du renouveau de la vie, il convient parfaitement pour représenter la renaissance lors du solstice d’hiver, une belle opportunité à récupérer par l’église pour représenter le Christ, mort et ressuscité.

Traditionnellement décoré d’une étoile à sa pique, de boules et de guirlandes et de petits objets décoratifs, les cheveux d’ange, le sapin de Noël est le pilier de l’intérieur à Noël. Pour choisir le bon arbre, on prend souvent un épicéa commun, parfois remplacé par le sapin Nordmann plus résistant. Cependant, pour des raisons écologiques ou économiques (ou pour ne pas nettoyer), l’arbre naturel est de plus en plus remplacé par un arbre en plastique, en carton ou un autre substitut. Il s’agit sinon d’un vrai business en Belgique, presque 4 millions d’arbres de Noël sont “produits” chaque année pour le marché intérieur ou international.


Crédits photos : Ville de Bruxelles - Plaisirs d’Hiver.

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