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Le roller derby @ Bruxelles : Brussels Derby Pixies

Le roller derby @ Bruxelles : Brussels Derby Pixies

Si vous vous attendiez à ce qu'on parle de minettes se trémoussant en mini-short et se bousculant en douceur, passez votre chemin ! Jeudi soir, lors de l'entraînement de la ligue de roller derby « Brussels Derby Pixies » nous avons vu des demoiselles bardées de protections prêtes à se rentrer dedans sans ménagement pour la victoire.

Et puis, avouons-le, ce n'est pas tellement vintage au final. Rencontre avec Margaux Legroux, une pixies parmi les autres.

D'où vient le roller derby ?

Margaux Legroux: Le roller derby était un sport-spectacle dans les années 30. C'était une course sur patins où les personnes les plus lentes bloquaient les plus rapides pour gagner la course. Dans les années 60 à 80, c'est devenu plus un spectacle qu'un sport. Les joueurs se poussaient pour faire réagir le public.

Peut-on dire que le roller derby est vintage alors ?

M.L.: Je pense que le fait qu'on soit sur des patins, comme au début dans les années 20, fait assez vintage. La seconde corrélation que l'on peut fait entre le roller derby et le vintage est ce côté « do it yourself » qui est très présent chez les deux. Je tiens tout de même à préciser qu'entre le roller derby des années 20 et l'actuel, il y a tout un monde. L'évolution se fait dans les années 2000 au Texas : des nouvelles règles mises au goût du jour apparaissent et font du roller derby un véritable sport. Maintenant, si le vintage peut amener de nouvelles personnes à s'intéresser au roller derby, je trouve ça cool.

Peux-tu nous expliquer ce qu'est le roller derby aujourd'hui ?

M.L.: Il faut savoir que c'est très compliqué, il y a plus de 50 pages de règlement à connaître par coeur avant de pouvoir espérer jouer son premier match ! Les nouvelles recrues, appelées « Fresh Meat » doivent attendre entre 6 et 9 mois avant de jouer un vrai match. La grosse différence avec le roller derby des années 60-80 c'est que ce n'est plus du tout un spectacle, c'est un vrai sport de contact sur patins qui demande de l'endurance et un dépassement de soi. Les protections (coudes-genoux-casques-dents) font également partie de ce renouveau et sont surtout indispensables !

En quelques mots, peux-tu expliquer le déroulement d'un match ?

M.L.: Deux équipes de 5 joueuses s'affrontent sur le track. Chaque équipe est composée de 4 bloqueuses qui forment le pack et d'une jammeuse. Le pack se met sur sa ligne de départ, le pivot, et démarre au premier coup de sifflet. Une fois qu'elles ont dépassé la ligne, les jammeuses s'élancent à leur tour. Leur but est de dépasser le pack, la première à y arriver est nommé leadjammeuse et a la possibilité d'arrêter le jeu quand elle le veut, c'est la meneuse. A chaque fille de l'équipe adverse dépassée par la jammeuse, l'équipe gagne un point. Le but du pack est évidemment de bloquer la jammeuse de l'équipe adverse, sans utiliser mains ou pieds ou lui toucher le dos. La sécurité est très importante dans le roller derby, à la moindre infraction majeure, la fautive va « en prison ». Le match est composé de deux grandes phases de 30 minutes qui sont elles-mêmes composées de jeux de 2 minutes de jam suivi de 30 secondes de pause. C'est vraiment épuisant, cela demande beaucoup de concentration et c'est un sprint en continu. C'est pour cette raison qu'à la fin du jam, une autre formation va sur le terrain.

Comment arrive-t-on à se dire « je veux faire du roller derby » ?

M.L.: Ca dépend de comment on découvre ce sport, la plupart du temps via des reportages ou du bouche-à-oreilles. Je voudrais quand même préciser que malgré bon nombre de films ou reportages qui montrent le contraire, le roller derby n'a plus cette image rockabilly/punk, en tout cas pas dans notre ligue. C'est vrai que c'est dans cet univers que tout a commencé mais ce n'est pas du tout de ce milieu-là que viennent les filles. On ne s'y retrouve plus aujourd'hui. Certaines trouvent ça cool mais on ne veut plus être associées à des pin-up. Mais je ne peux parler qu'au nom des Brussels Derby Pixies.

En le comparant à d'autres sports, quels sont ses avantages ?

M.L. : Je pense qu'une des valeurs qui est la plus appréciée ici c'est le respect. Je trouve que comme cette notion se perd, aussi bien dans la vie que dans le sport, elle est très prisée par les joueuses. Il y a beaucoup d'entraide également, même entre différentes ligues. Gloria Rojas Galvez

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