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Les références bruxelloises dans les aventures de Tintin

Frédéric Solvel.

06 Jan 2014, 11:01 Last Updated: 18 Dec 2018, 13:12

Si Bruxelles n’est jamais explicitement mentionnée, elle apparaît en filigrane des aventures du reporter du Petit Vingtième.

Hergé aimait Bruxelles et y a régulièrement cherché son inspiration. Dans les rues de Bruxelles, nous vous invitons à mettre vos pas dans ceux de Tintin...
 

Avant de s’installer avec le Capitaine et le Professeur à Moulinsart, quelques indices portent à croire que Tintin vivait à Bruxelles et plus précisément au numéro 26 de la rue du Labrador. Pas la peine de dégainer une carte ou d’interroger Google Street View, cette adresse est directement sortie de l’imagination d’Hergé.
 

Certains aiment faire un parallèle avec la rue Terre-Neuve dans les Marolles, à deux pas du marché aux puces où Tintin acheta la maquette de la Licorne pour décorer son appartement… Et nous, on a envie d’y croire. Je dirais même plus: d’y croire, nous avons envie !

Tintin au pays des Soviets

Au retour de leurs aventures – la première – en Russie soviétique, Tintin et Milou sont accueillis en héros par une foule en délire à la gare du Nord. En 1930, année de parution de Tintin au pays des Soviets, la gare du Nord était située sur la place Rogier. C’est en 1952 qu’elle fut reculée de quelques centaines de mètres.
 

Tintin au Congo

Pour le deuxième volet de leurs 24 aventures, le reporter du Petit Vingtième et son fidèle compagnon prennent la direction du Congo. Hergé, s’il n’y a jamais mis les pieds, a pris le temps de se documenter. Il faut dire qu’avec le Musée royal de l’Afrique centrale, il disposait d’un outil très complet. L’homme-léopard qui menace Tintin est directement inspiré par la statue de Paul Wissaert, exposée à Tervuren.
 

L'Oreille cassée

On reste dans l’univers des musées avec l’Oreille cassée. Cette fois, on pousse les portes des Musées royaux d’Art et d’Histoire au Cinquantenaire pour y dénicher le fétiche Arumbaya tant convoité. En plus d’une oreille cassée, le fétiche d’Hergé présente quelques différences par rapport à l’original. Saurez-vous les trouver ? N’essayez pas de casser le fétiche exposé pour récupérer un hypothétique diamant, les gardiens veillent… Par contre, l’atelier de moulage des musées en propose une copie à un prix abordable (du fétiche, pas du diamant). Comptez 20€ pour une version en plâtre blanc et 45€ avec une patine colorée.

 

Le Sceptre d'Ottokar

Bruxelles a largement inspiré Hergé pour planter le décor du Sceptre d’Ottokar. Au début de l’album, Tintin retrouve le porte-documents du Professeur Halambique sur un banc du Parc Royal. Au moment de découvrir le palais du Roi Muskar XII de Syldavie, le doute n’est plus permis : il ressemble en bien des points à celui de Philippe de Belgique.
 

Mais les références bruxelloises ne s’arrêtent pas là ! Le dialecte syldave est en fait une version phonétique du marollien ! Si, gentrification oblige, le marollien a presque disparu des environs de la place du Jeu de Balle, il a bercé les oreilles du petit Georges Remi. Eih bennek, eih blavek. J’y suis, j’y reste !
 

L'Étoile mystérieuse

Avant d’embarquer pour l’Arctique en compagnie du capitaine Haddock, c’est dans le télescope du Professeur Calys que Tintin découvre la météorite qui menace la Terre. Tout ceci se passant bien évidemment à Uccle, sous les coupoles de l'Institut Royal Météorologique.

 

Le Secret de La Licorne

A quelques phylactères du Sablon, en plein quartier des Marolles, le marché aux puces inspira Hergé pour le début de l'album. Un lieu à savourer pour son atmosphère typiquement bruxelloise et bigarrée, tout en chinant, pourquoi pas, une maquette de bateau cachant peut-être une mystérieuse carte au trésor... Une scène et une ambiance que Steven Spielberg avait parfaitement retranscrites dans son interprétation du Secret de la Licorne sortie en 2011.

Dans les Marolles toujours, n'hésitez pas à partir à la recherche de la fresque murale consacrée à Quick & Flupke! Ces deux ketjes de Bruxelles ont également pris forme sous le coup de crayon de Georges Remi (Hergé).

 

Les Sept Boules de cristal

En feuilletant les Sept Boules de cristal, il faudra faire preuve d’un peu de perspicacité pour déceler les références bruxelloises. Allez, on vous donne un coup de main…
 

Il faudra être très concentré pour reconnaître l’hôtel Métropole en arrière plan de la page 20. A l’avant plan, on voit le taxi qui emmène Marc Charlet vers son sinistre sort, celui que Rascar Capac réserve aux membres de l’expédition Sanders-Hardmuth. La momie du prince Inca (page 31) est une voisine maléfique du fétiche Arumbaya aux musées du Cinquantenaire. 

La villa du Professeur Bergamotte où se déchaînent les éléments naturels et surnaturels en ouverture des Sept Boules de cristal (page 28) est à retrouver du côté de l’avenue Delleur à Watermael.
 

Enfin, Bruno, le roi des illusionnistes, fait son show dans une salle de Music-Hall qui n’est pas sans rappeler le Théâtre du Parc ou l’Opéra royal de la Monnaie.

Les albums photographiés sont protégés par le copyright suivant: Hergé / Moulinsart 2014

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