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L'orgue de Bozar se reveille après 50 ans de silence

Victor Lepoutre.

21 Sep 2017, 14:09 Last Updated: 25 Sep 2017, 08:09

Détruit par un incendie en 1968, l'orgue de la salle Henry Leboeuf à Bozar résonne à nouveau depuis le début de la semaine et fait salle comble.

L'orgue de Bozar se reveille après 50 ans de silence
L'orgue de Bozar se reveille après 50 ans de silence

Depuis lundi, la salle Henry Leboeuf du Palais des Beaux Arts ne désemplit pas. Il faut dire que l'attraction de cette 'InORGuration' est de taille... Vous l'aurez deviné: c'est un orgue! Celui du Palais des Beaux Arts fût installé en 1930 à l'occasion du centenaire de la Belgique. Il fût construit par Joseph Stevens et Victor Horta qui en dessinât le buffet. Réduit au silence depuis 1967 à cause d'un incendie qui le détruisit, l'orgue vient de reprendre du service. 

Estonian Male Choir 

Un orgue qui a vu passer les plus grands 

Conçu comme un 'orgue a tout jouer', qui prétendait permettre aux organistes de jouer cinq siècles de musique sur un même instrument. De 1930 à 1967, l'orgue de la Salle Henry Leboeuf a vu passer les plus grands organistes du 20e siècle, dans le répertoire symphonique, mais également dans des oeuvres plus anciennes, avec par exemple l'intégrale des oeuvres pour orgue de Jean Sébastien Bach. Après l'incendie de 1967, diverses solutions de remplacement provisoires de l'orgue furent mises en oeuvres, entre autres l’intégration d’un petit orgue néobaroque de facture hollandaise dans le grand buffet désormais vide dès 1971. Mais c'est en 1988, sous l'impulsion de l'organiste Bernard Foccroulle, qu'un nouveau projet voit le jour. 

(c) Denis Erroyaux 

Une orgue mêlant passé, présent et futur

Il aura donc fallu près de 30 ans pour que ce nouvel orgue voit le jour, le chantier ayant été retardé par la rénovation de la Grande Salle Henry Le Boeuf, la faillite d'un sous traitant et plusieurs dégâts des eaux. Au total, il aura fallu un peu plus d'un million d'euros pour achever ce nouvel orgue, des frais presque totalement couverts par des mecènes privés. 

Inutile de dire, que ce nouvel instrument se devra de s'inscrire dans la durée... et c'est exactement ce que ses concepteurs ont prévu. Alors qu'il était entièrement accoustique au départ, l'orgue et ses quelques 4000 tuyaux s'est vu enrichi d'une partie electronique, un quatrième clavier dôté de capteurs et de micros qui lui permetteront de jouer aussi bien de la musique ancienne que les créations les plus actuelles.

Ce vendredi 22 septembre, c'est Eric Mairlot et l'orchestre Philarmonique Royal de Liège qui se produiront sous la direction de Christian Arming et en clôture de ce festival de InORGuration, mais la saison musicale de Bozar ne fait que commencer, et elle sera composée pour sûr de plusieurs points d'orgue. 

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