Menu Next Door : votre voisin cuisine comme un chef!

Derrière les portes de votre voisinage se cachent certainement des cordons bleus insoupçonnés! En rejoignant le communauté Menu Next Door vous ne prenez qu'un seul risque: découvrir les talents culinaires de vos voisins en faisant de sérieuses économies.

Créé le 24/07/2015 - Dernière mise à jour le 08/01/2018

Comme Uber ou comme Airbnb, Menu Next Door est une démarche citoyenne qui préfigure peut être le monde de demain. Le principe est simple: vous achetez (ou vous vendez) à vos voisins des plats cuisinés avec amour. Un concept testé et approuvé par BrusselsLife.be. C’est donc une démarche carrément sympa qui vous permet de mieux connaître votre voisinage d’une part, de goûter à leurs plats et de gagner du temps et de l’argent d'autre part. Profitez-en avant qu’éventuellement nos dirigeants ne légifèrent... 

Menu Next Door, mode d'emploi 

Avant tout chose, rejoignez le groupe Facebook Menu Next Door ou surfez sur le site.
 

Chaque jour, une notification Facebook vous invite à découvrir les propositions gourmandes. Chaque chef met le détail de la recette et une photo de son plat. Intéressé par un plat? C'est le moment de commander en choisissant le nombre de plats et l'heure de retrait.

Vous vous rendez chez votre voisin, plus ou moins proche, pour aller chercher vos plats. Une occasion formidable pour échanger quelques mots voire un apéritif. Le passionné qui cuisine vous raconte sa recette ou sa passion pour une forme de cuisine:  une espèce de café de commerce en circuit fermé qui permet de recréer des liens dans un monde de plus en plus virtuel. Après le brin de causette, vous n'oubliez pas de régler l'addition directement au chef. Direction la maison pour la dégustation!

Quelques exemples

Ces derniers jours, la communauté Menu Next Door s'est régalée du couscous royal et des oranges à la fleurs d'orange d'Ilmane l'Anderlechtois (12€), des Antipasti delle Nonna de Sarah la Sanpétrusienne (12€), du saumon grillé au thym et d'une mousse au chocolat de l'Uccloise Déborah (10€) ou de la Japan Mania (Sushis california, Edamame, Salade wakame, Gyoza au poulet, Poulet yakitori, Saumon teriyaki, Riz blanc parfum) de Li à Auderghem pour 10€.

L'homme derrière la porte

Derrière Menu Next Door, on retrouve Nicolas Van Rymenant. Un jeune geek de 30 ans actif au sein d’une société d’Inbound Marketing Picty qu’il a lui-même créée et il partage son savoir lors des cours qu’il donne à l’ICHEC Entreprises. « Mon rôle consiste à offrir une plate-forme de contacts. Aux chefs à s’organiser pour que leur activité soit légale. Je remarque que certains se prêtent au jeu et qu’ils se mettent comme indépendant complémentaire. Ils y trouvent une caisse de résonance. » enchaîne Nicolas Van Rymenant.

Menu Next door, Uber ou Airbnb de la cuisine ?

Très rapidement, ce concept Menu Next Door grimpe. En quelques semaines, ce groupe est composé de plus de 18.000 personnes. Et cela continue d’évoluer. La presse généraliste s’y intéresse. On adore ce genre d’initiative chez BrusselsLife.be mais nous nous sommes demandés si tout cela était légal. Il nous semble évident que le succès grandissant, le secteur horeca et même le marché gris comme on l’appelle soit les « convenience stores » (supérettes, Delitraiteur, Exki, …) risquent de voir cette forme de concurrence d’un mauvais oeil. Les prix sont très attractifs. Vous mangez quasi comme au resto mais à la moitié du prix.

Nicolas Van Rymenant : « Les principaux chefs sont des passionnés de cuisine et beaucoup sont professionnels comme des traiteurs qui cherchent à développer son activité. 30 % sont traiteurs. 30 % sont des étudiants. 30 % sont des passionnés qui font cela de manière occasionnelle. Tout comme une maman fabrique des gaufres pour la fête de l’école des enfants » déclare le concepteur.

« Mon but ne consiste pas du tout à nuire aux restaurants. Que du contraire, je leur offre une autre manière de pouvoir faire du business. L’inscription est libre » insiste-t-il.

On lorgne logiquement du côté de la Fédération HoReCa pour voir quelle va être leur attitude face à la grogne de leurs affiliés. Si d’aventure, le concepteur devait se retrouver derrière les barreaux, nul doute que ses ouailles lui amèneront autre chose que des oranges pour se rassasier.