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MINI BISCUIT, MAXI DÉLICE Où trouver des macarons artisanaux à Bruxelles : nos bonnes adresses

Rédaction BrusselsLife.be. Alimentation

19 Mar 2020, 23:03 Last Updated: 20 Mar 2020, 13:03

Le macaron parisien est un délice sans nom à déguster à toute heure de la journée ! Mais où en trouver à Bruxelles ? Quelles sont ses origines ? Quelle est sa recette ? Creusons ça, avant de trop nous creuser l'appétit !

© Au Vatel

[Covid-19 : les adresses affichées ci-dessous sont, dans le mesure du possible, renseignées avec "horaires de quarantaine"]

Niveau gourmandises, Bruxelles n’a pas à se plaindre, elle compte quelques belles adresses où (se) faire plaisir. Le macaron, bien que spécialité française et parisienne, est bien présent dans la capitale belge. Le petit biscuit meringué au succès mondial est préparé et vendu dans quelques boulangeries, chocolateries et patisseries artisanales de renom. Macaron au chocolat, à la framboise ou au citron, bonnes adresses et prix, Brusselslife vous dit tout (ou presque) sur cette petite gâterie...

7 adresses où trouver des macarons artisanaux à Bruxelles

Du côté des boulangeries-pâtisseries...

  • Brian Joyeux (3, rue du Congrès, 1000 Bruxelles)

A l’entrée du quartier Notre-Dame-aux-Neiges, la boulangerie-pâtisserie de Brian Joyeux présente beaucoup de douceurs à découvrir : du Paris-Brest aux simples couques, en passant par les éclairs et merveilleux, un régal pour les yeux et les papilles. Les macarons y sont vendus à l’unité ou en coffret sous différentes saveurs : caramel au beurre salé, thé jasmin, cassis, vanille bourbon…

[Quarantaine : ouvert en semaine de 7h à 18h30, le samedi de 7h à 18h, fermé les dimanche et lundi (sous réserve de fermeture)]

  • Ginkgo (8, place Julien Dillens, 1060 Saint-Gilles)

A un jet de pierre de la station de métro Hôtel des Monnaies, Ginkgo est un lieu de rendez-vous pour les gourmands : couques, pâtisseries, confiseries, chocolat… Les macarons de chez Ginkgo changent régulièrement au gré des goûts et des envies, des saveurs classiques (chocolat noir, pistache…) aux plus originales (citron jaune et bergamote, coco…). Pochés à la main, ils sont vendus au poids à 8 euros les 100 g (+/- 5 à 6 macarons).

[Quarantaine : ouvert en semaine de 7h à 15h, le week-end de 8h à 15h, fermé le lundi, pas de livraison]

  • Au Vatel (27, place Jourdan, 1040 Etterbeek)

Adresse incontournable du quartier européen, Au Vatel est une boulangerie-pâtisserie établie depuis 1950 où trouver des pains artisanaux à l’épeautre et de nombreuses douceurs sucrées. Le macaron maison est disponible dans différentes saveurs qui changent régulièrement, en paquet ou à la pièce. Son prix est de 1,60 euros le macaron.

[Quarantaine : horaires adaptés, pas de livraison]

  • Van Dender (416, chaussée de Louvain, 1030 Schaerbeek)

Installé depuis 1957 en bordure de la place Dailly, Van Dender cumule la boulangerie, la chocolaterie et la pâtisserie avec talent, ce n’est pas l’un des fournisseurs brevetés de la Cour de Belgique pour rien. Ils proposent une gamme classique de macarons avec 8 parfums différents à 1,20 euros pièce, disponibles en coffret de 6 ou 15 macarons. Leurs saveurs phares sont le chocolat, la framboise et la vanille !

[Quarantaine : horaires inchangés, pas de livraison]

  • Cokoa (66, chaussée de Boondael, 1050 Ixelles)

Dans l’atelier d’Anaïs Gaudemer, derrière la place Flagey, vous découvrirez un “jardin de gourmandises” : cookies aux dattes, guimauves… et des macarons aux parfums étonnants comme piment oiseau et basilic thaï ! Cokoa propose 17 saveurs différentes en trois gammes différentes de macarons : la “chocolat” (6 parfums déclinant le chocolat : choco et cassis…), la “florale” (6 parfums dont bergamote et mandarine, violette et cassis…) et la “tendresse” (5 parfums tels café Cuba, praliné…). Le macaron est à 1,60 euros pièce et vendu par boîte de 5 (8 euros), 12 (19 euros) ou 24 (38 euros) à venir chercher à l’atelier.

[Quarantaine : livraison les mercredis ou samedis à Bruxelles et sa périphérie]

  • Chambelland (42, rue de l’Université, 1050 Ixelles)

Dans le quartier étudiant du Cimetière d’Ixelles, Chambelland propose une boulangerie artisanale bio délivrée du gluten (certains produits sont aussi sans lactose). Ils n’ont pas de macaron au format classique mais bien un macaron taille XL ! C’est en fait leur bûche de Noël revisitée, ses saveurs sont crème de cassis et crème de marron. Son coût est de 6,50 euros.

[Quarantaine : ouvert du mardi au dimanche aux heures habituelles, sauf à Gand, fermé le dimanche]

Du côté des chocolateries...

  • The Belgian Chocolate Makers (125, chaussée de Charleroi, 1060 Saint-Gilles)

A quelques minutes à pied de la place Stéphanie, vous trouverez The Belgian Chocolate Makers : une “boutique” de 600 m2 dédiée au chocolat où sont organisés des ateliers chocolaterie pour les petits et les grands. Anniversaires ou team-building, vous serez ravis ! En plus de sa marque phare, Zaabär, le magasin vend évidemment de délicieux macarons chocolatés ou non.

[Quarantaine : ouvert tous les jours, horaires inchangés]

Le macaron à travers les âges et le monde

Mignardise entre le biscuit et le petit gâteau, le macaron est une pâtisserie faite à base d’amandes et de meringue. Sa recette est assez facile à réaliser (en savoir plus) : vous choisissez vos couleur et saveurs (chocolaté, fruité ou l’originalité), vous enfournez de la meringue enrichie de poudre d’amandes, vous aurez ensuite de belles “coques” croustillantes et moelleuses auxquelles vous rajoutez la confiture ou la crème au beurre parfumée pour obtenir le look d’un mini hamburger sucré et gourmand…

Les origines du macaron semblent connues mais restent obscures. Il serait apparu au cours du Moyen Âge grâce au commerce des amandes en provenance d’Espagne et d’Italie. Il y aurait déjà rencontré un certain succès ! A l’époque, le macaron n’était qu’un biscuit en un seul morceau. On le confond d’ailleurs avec les macaronis qui étaient alors une sorte de potage mélangeant cannelle, fromage râpé et safran.
© Holly Stratton/Unsplash

Lors de la Renaissance, le truculent Rabelais rapporte l'existence d’une petite pâtisserie ronde aux amandes dans son ouvrage “Le Quart Livre” (1552) mais cela reste flou. On raconte aussi que le macaron aurait quitté la botte italienne pour la France, grâce au concours de Catherine de Médicis (1519-1589), épouse du roi Henri II. On aurait sinon retrouvé la première recette de “maccherone” au XVIIe siècle.

Le biscuit-gâteau court ensuite les cuisines royales et aristocratiques à travers les siècles jusqu’à la création du macaron parisien au XIXe siècle, celui que l’on connaît aujourd’hui. Constitué d’un cœur de crème au beurre ou de confiture entre deux coques meringuées, le macaron est popularisé par les pâtissiers à travers les salons de thé de la capitale française.
© Ozgu Ozden/Unsplash

De nos jours, on le retrouve (presque) partout sur le globe sous différents noms et sous diverses formes et saveurs. En Suisse, le “Luxemburgerli” est plus petit que le modèle français, il est surtout réalisé à Zurich chez Sprüngli. Le “makaron” japonais est lui présent à travers les accessoires, la culture et le mode de vie de l’île nippone. En Belgique, on lui connaît une déclinaison locale à Beaumont, à côté de Charleroi.

Le macaron se déguste de préférence avec du café ou en guise de dessert. Aussi délicieux soit-il, retenez-vous de l’avaler en une bouchée, savourez-le intensément ! Pour info, le nom “macaron” désigne également l’unité d’évaluation du Guide Michelin donnée à des restaurants.

Bon appétit !

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