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TROPHÉE RAYMOND GOETHALS Une affaire vraiment « molenbeekoise » ?

Une affaire vraiment « molenbeekoise » ?

Le prix "Raymond Goethals" qui récompense annuellement le meilleur entraîneur belge de football de l’année a été remis à Philippe Clement, ce lundi 16 décembre au stade Edmond Machtens à Molenbeek.

Anvers, Bruges ou Genk ?

Comme le veut la tradition, c’est au Stade Edmond Machtens qu’est organisée la cérémonie qui consacre pour la seconde fois consécutive Philippe Clement, ex-entraîneur de Genk, champion en titre - à la traîne depuis son départ – et actuel du FC Brugeois, leader et grand favori de l’exercice en cours, et qui va prochainement affronter Manchester United en Europaligue ! Profondément attaché au club-phare de la Venise du Nord et ex-International (38 sélections chez les « Diables » - et un but – entre 1999 et 2007), cet… Anversois de naissance a bel et bien entamé et… achevé sa carrière de joueur au Beerschot.

Gardien de but au Daring

Le football est devenu un sport de « globe-trotters » – et le moins qu’on puisse dire est que Raymond Goethals en fut un. Pas en tant que joueur, où sa carrière a débuté comme gardien de but chez les jeunes du défunt Daring en 1941, et s’est poursuivie au Stade Oscar Bosschaert jusqu’en 1949 en D2 puis au Racing de Bruxelles jusqu’en 1952. Deux des clubs qui ont fusionné en 1974 pour composer le RWDM, club au titre unique (en 1975) puis mis en faillite et relancé sous d’autres vocables et matricules avant de redevenir tel en D1… Amateur. Club « coalisé » dont « Raimundo » ne fut ni joueur et entraîneur…

Forest, Molenbeeek, Anderlecht où… Jette ?


En fait, Raymond Goethals n’est pas né à Molenbeek mais bien à Forest, commune « footballistiquement » célèbre pour accueillir, depuis 1919, l’Union Saint-Gilloise, club de prestige, jouant actuellement les premiers rôles en D1B, suivant Anderlecht et le FC Bruges au palmarès de la « vraie » D1 avec onze titres, soit toujours un de mieux que… le Standard. L’un des… nombreux clubs jadis entraîné par « Raimundo », après Hannut, Waremme, Saint-Trond, l’équipe nationale (de 1968 à 1976), Anderlecht, les Girondins de Bordeaux, les Brésiliens de Sao Paulo, et avant les Portugais de Vittoria Guimaraes, le RJ Bruxelles (comme manager), Anderlecht et Bordeaux à nouveau, et un dernier baroud au Parc Astrid après la fameuse épopée de l’Olympique de Marseille où Bernard Tapie puis la presse française l’ont surnommé « le Sorcier ».

Un bel hommage au Stade Machtens

Tout cela nous emmène bien loin de Molenbeek et de ce stade Machtens, ex-Bosschaert, où, au décès de l’homme le 6 décembre 2004 à 83 ans, on a rebaptisé l’une des tribunes puis un coin de l’espace VIP à son effigie. Une façon bien élégante, convenons-en, pour entretenir la légende d’un grand club de la Capitale et de son plus célèbre « ket » de coach, qui avec son imper et sa clope au coin du bec, rappelait aussi l’inspecteur Columbo. T’as saisi, fieu ?

 

D.H.

 

 

 

Crédits photos : Panini, Wikipédia/Billywillem/Tom Pelgrims/CC BY-SA 4.0 ©

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