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BrusselsLife avec Fred Jannin

BrusselsLife avec Fred Jannin

Tu aimes bien les artistes bruxellois ? Ouéééé ! Tu veux écouter un bon artiste de Bruxelles ? Ouéééé ! Rencontre avec Fred Jannin avec Hazewée en fond sonore !

Découvrir que les héros de bande dessinée n’étaient pas tous californiens fut, de l’aveu de Jannin, le premier traumatisme de sa vie. Certains étaient même francophones et même Bruxellois ! Pour moi cela a été un véritable élément déclencheur. J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à rencontrer et connaître les gens qui se cachent derrière les œuvres.

Et quand ces gens s’appellent Peyo, Franquin, Roba ou Moris, les rencontres sont forcément riches ! Il ne faut pas oublier Yvan Delporte et l’esprit éveillé et curieux sur la nature humaine qu’il insufflait au Journal Spirou.

L’humour en fil rouge

Fred Jannin est un artiste génial touche à tout. Du dessin à la musique en passant par les séries télévisées avec l’humour en fil rouge, rien ne lui échappe et il multiplie les projets! Je n’aime pas être enfermé dans un tiroir, j’ai toujours aimé sauter d’une discipline à l’autre. J’aime découvrir et ressentir les sensations liées à chaque activité. Une attitude qu’il n’a jamais regrettée. En 1974, mon père m’avait dit de ne pas me disperser. J’ai désobéi et je me suis en même temps immuniser contre le regret. Le regret c’est un poison.

Et quand on lui demande si l’humour bruxellois existe, Jannin veut prendre de la hauteur : J’espère que l’humour n’est pas étiqueté avec une ethnie, une tribu ou une zone géographique. L’autodérision n’est pas tribale. Par contre, en Belgique, à Marcinelle ou à Bruxelles, nous sommes tellement petits que nous sommes obligés de faire dans l’auto-dérision.

Hazewée

Avec les Snuls, on a eu une vague où on aimait mettre en image des jeux de mots foireux. Au départ c’était un sketch et c’est ensuite devenu un disque ! Officiellement, Hazewée a 25 ans. Avant les Snuls, avec Thierry Culliford, on s’amusait déjà à détourner des chansons. Je ne peux pas affirmer que l’on ne s’était jamais attaqué au That's the way I like it.

 

Jannin à Bruxelles

L’ex-Snuls avoue à demi-mot n’être vraiment bruxellois que depuis deux ans. Par amour, j’ai quitté mon trou d’Uccle pour m’installer à deux pas du piétonnier, dans le quartier Sainte-Catherine. C’est super excitant ! Je vais dans les cafés, je dessine les gens. Avec Stéphane Liberski, on allait déjà dans les Galeries Royales pour trouver l’inspiration.

Et quand on lui parle de piétonnier, l’humour reprend vite le dessus : J’adore ce bruit de rien du tout et je préfère respirer les aisselles des gens que les gaz d’échappements.

Depuis quelques jours, Jannin s’affiche sur une fresque murale au coin du Boulevard Lemonnier et de la rue Philippe de Champagne. Enfin, ce sont plutôt Froud et Stouf, les alter ego canins de Frédéric Jannin et de son complice de toujours Stefan Liberski, et leurs camarades qui animent le pan de mur. C’était quelque chose d’amusant à imaginer et à voir réaliser. Je suis même monté sur l’échafaudage pendant les travaux. C’est un boulot impressionnant.

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