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Gabriele Vintage @ Bruxelles

BrusselsLife Team.

13 Dec 2012, 03:12 Last Updated: 21 Dec 2017, 13:12

Amoureux de fringues rétro, tu fais donc partie de ces jeunes cools qui débordent d'intérêt pour les vêtements d'antan.Tu t'es sûrement déjà baladé place du Jeu de Balle et dans les magasins avoisinants mais connais-tu Gabriele Vintage? L'un des magasins les mieux fournis de Bruxelles en vintage en tout genre, que tu sois plus 50's, 60's ou que tu espères simplement craquer sur une pièce totalement unique et déjantée, tu repartiras forcément avec quelque chose!

Rencontre avec Gabriele, la propriétaire de Gabriele Vintage, qui nous accueille dans son antre située rue des Chartreux. Très douce et souriante, c'est avec bonne humeur et entrain qu'elle nous fait partager sa passion. sa vision du vintage, ses coups de coeur, ses envies... Vous saurez tout!

Vintage fever

La fièvre vintage s'est emparée de Gabriele durant son adolescence. Simple hobby qui a vite fini par devenir un mode de vie, elle chinait tout d'abord pour elle et ses amis. Armée d'un diplôme d'architecture d'intérieur, elle se rend en Allemagne et travaille pour des théâtres en tant que scénographe tout en s'occupant également des décors et des costumes, ce qui lui permet de cultiver sa fibre artistique ainsi que son amour des pièces anciennes. De retour en Belgique, il devient compliqué pour elle de conjuguer sa vie au théâtre et sa vie de famille.

C'est ainsi qu'en 1997 naît Gabriele Vintage, un magasin dédié aux vêtements, bijoux, chapeaux... qu'elle chine partout dans le monde! Un grand espacé aéré, aménagé avec goût tout en restant dans cet esprit rétro qui lui est si cher.

Le magasin

Sa propre sélection d'habits couvre les années 1920 à 1980. Elle comprend quelques pièces griffées mais ce n'est pas pour elle un caractère déterminant du vintage. Elle précise : « Je concentre ma collection sur des pièces « portables » c'est-à-dire n'excédant pas les années 20 car avec le temps, le tissu se fragilise tout de même et il ne résisterait pas bien longtemps s'il était porté ». Cela ne signifie pas pour autant qu'elle ne s'intéresse pas aux pièces antérieures à 1920. Elle a d'ailleurs sa propre collection de robes qu'elle garde précieusement chez elle, afin de ne pas les abîmer.

Pour elle, acheter vintage c'est se démarquer, se payer des pièces dans une matière précieuse, bénéficier d'un travail de meilleure qualité... Porter de l'ancien n'est pas un signe de nostalgie mais exprime plutôt un ras-le-bol de ne pas savoir d'où provient ce que l'on achète. C'est une recherche constante de vérité et d'authenticité pour s'opposer à la création en série où nous finirons tous identiques.

Qui sont les adeptes du shopping chez Gabriele Vintage ?

Sa clientèle est variée, elle accueille de nombreuses personnes issues du milieu théâtral qui viennent chercher costumes et inspiration dans son magasin. Son public de particuliers se situe dans un éventail très large. Cependant il n'y a pas beaucoup de jeunes car ils ont plus tendance à suivre la mode, ils n'osent pas encore affirmer leur propre personnalité. Beaucoup de personnes viennent uniquement par curiosité, pour admirer notamment son impressionnante collection de chapeaux, son coup de coeur.

« Ces personnes n'osent pas sauter le pas, j'aimerais pourtant les encourager à oublier les diktats de la mode et oser se démarquer avec des pièces spéciales, même en les associant à des vêtements plus actuels et basiques. Je fais moi-même dans la vitrine des ensembles d'époque totalement différentes afin de donner aux gens des idées d'assortiments » ajoute-t-elle.

L'avenir du vintage

Pour Gabriele, le vintage a encore de beaux jours devant lui. Mais d'ici 20 ans ce sera plus compliqué car ce seront nos vêtements d'aujourd'hui qui seront classés vintage mais rien ne garantit qu'ils auront résisté au temps. Elle pense que l'avenir du vintage se situe dans la « customisation » c'est-à-dire les pièces retravaillées, comme elle le fait elle-même encore parfois.

La journée vintage de Gabriele

Elle débuterait très tôt le matin en allant faire différentes brocantes. « Généralement, je me lève à 04 h du matin pour trouver les meilleures affaires, même en vacances. Je le vois un peu comme une battue de chasse. Je sais ce que je vais faire mais je ne sais pas avec quoi je reviendrai chez moi. C'est très exaltant ! » nous confie cette amoureuse du rétro. Elle irait ensuite farfouiller dans les magasins des rues Haute et Blaes, admirer les meubles et les antiquités et terminerait par une tournée des galeries d'art bruxelloises. Gloria Rojas Galvez

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