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L’aviron à Bruxelles

L’aviron à Bruxelles

Lors des Jeux Olympiques d’Anvers, en 1920, Bruxelles accueillit les épreuves d’aviron.

Un siècle plus tard, nous avons pris place dans un skiff pour planter nos pelles dans le canal.

Tout commence par une leçon de vocabulaire ! L’aviron est en fait le nom donné à la rame qui sert à faire glisser l’embarcation sur l’eau. En fonction du nombre de rameurs et de la répartition des avirons, le nom des bateaux évolue : du skiff au huit de point avec barreur, en passant par le quatre de couple et de multiples autres combinaisons.

Les courses se disputent généralement sur 2.000 mètres mais l’aviron est avant tout un sport complet qui voit sa flottille prendre possession du canal tous les week-ends de l’année.

Les 14 kilomètres de canaux qui traversent Bruxelles et leurs prolongements sont un terrain de jeu idéal pour les rameurs. C’est donc tout naturellement que les clubs bruxellois se sont installés le long du canal de part et d’autre de la ville. Le Royal Sport Nautique, l’Union Nautique et le Sport Nautique Universitaire sont tous les trois installés du côté du pont Van Prat tandis que le Cercle des Régates de Bruxelles a établi son quartier général à Anderlecht.

Si l’ULB et la VUB ne s’affrontent pas (encore) dans une lutte fratricide comme celle qui oppose Oxford et Cambridge sur les eaux de la Tamise, Bruxelles compte toutefois un grand rendez-vous de l’aviron : le Grand Handicap d’Hiver. En fonction de la moyenne d’âge et de la composition de l’équipage ainsi que du type d’embarcation, chaque équipe reçoit un handicap et voit son départ retardé… Les plus lents s’élancent les premiers du pont Van Praet en espérant ne pas être rattrapés avant l’arrivée jugée 5 kilomètres plus loin sous le pont de Vilvorde.

On a testé l’aviron

Un dimanche matin d’hiver, nous avons rendez-vous au club house du Royal, une bâtisse au charme désuet du début du siècle dernier. Un briefing rapide autour d’un café avant d’entamer les choses sérieuses.

L’aventure commence au rez-de-chaussée par un court passage sur l’ergomètre pour essayer d’appréhender le geste du rameur. Entre force et finesse, il semble surtout important d’utiliser un maximum de muscles. Bras et jambes sont sollicités et doivent rester coordonnés. A force de répétition, le métier rentre et je reçois le feu vert pour embarquer…

Direction le ponton, de l’autre côté de la chaussée… Pas facile de traverser avec des avirons de trois mètres sous le bras…

L’eau du canal n’invite pas à la baignade et l’embarquement n’est pas très académique. Qu’à cela ne tienne, mon royal postérieur est désormais installé sur un siège à roulettes, mes pieds sont fixés à une barre et mes mains tiennent timidement deux avirons. La théorie et la technique matinale me semblent déjà bien loin…

Depuis la berge, les conseils pleuvent… Après la pluie, vient le beau temps… Le mouvement est certes hésitant mais le bateau commence à glisser sur l’eau. Et pour compliquer les choses, il faut évoluer en tournant le dos au sens d’avancement…. Les poussées s’enchaînent mais la fluidité reste aux abonnés absents…

Un retour au ponton, pas plus académique que l’embarquement mais la satisfaction en plus…

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