Les statues qui pissent…

Les statues qui pissent… Bruxelles semble avoir développé une passion pour les statues satisfaisant un besoin naturel.

Créé le 07/03/2013 - Dernière mise à jour le 04/04/2018

Du célébrissime Manneken à la discrète Jeanneke en passant par le canin Zinneke, voici le portrait de famille de ces statues-fontaines qui se soulagent aux yeux de tous !

Manneken et Jeanneke

On ne présente plus Manneken-Pis (1619) cette statue de 61 centimètres qui fait tourner la tête de tous les touristes en goguette dans notre capitale. Les hommes sont jaloux de son autorisation d’uriner à la vue de tous tandis que leur compagne s’extasie devant sa garde-robe à faire pâlir la Reine Mère. Peu s’interroge sur ses origines

Après plusieurs siècles de solitude, ce brave Manneken fut rejoint par son pendant féminin : Jeanneke-Pis. Installée de l’autre côté de la Grand Place, elle se soulage, elle aussi, sans pudeur.

Zinneke

Enfin, Zinneke Pis, le dernier venu du trio, lève négligemment la patte sur un poteau de la ville du côté des Halles Saint Géry ! Erigée en 1998 au coin de la rue des Chartreux et du Vieux Marché aux Grains, cette version canine des statues qui pissent vient compléter le tableau de famille !

L’occasion de faire le point sur l’expression zinneke. Si étymologiquement on peut aisément faire le rapprochement avec zenne-ke. Zenne étant l’expression néerlandophone pour la Senne qui arrose Bruxelles et –ke le diminutif de « petit ». Ce chien pisse à l’endroit où coulait autrefois la petit Senne et sur les berges de laquelle Bruxelles a été fondée. Ce même cours d’eau où les chiens bâtards étaient parfois jetés.

Aujourd’hui, l’expression zinneke désigne le caractère cosmopolite et multiculturel qui fait la particularité et la fierté de Bruxelles ! Un seul regret… Seul le Manneken-Pis profite d’une garde robe. Jeanneke est condamnée à vivre nue tandis que le Zinneke se contente de son poil ras !

 

Crédit photo : Flickr - CC-BY-NC-SA by Arcadius