Et si on apprenait le bruxellois ?

De melaune zaïen goulak de kameroede, Lagnk mauïe zeuke, vi ne goïe te vinne. Ces bons mots bruxellois peuvent se traduire par : « Les amis sont comme les melons, il faut chercher longtemps pour rencontrer un bon ». Une langue à sauver de toute urgence.

Créé le 07/05/2014 - Dernière mise à jour le 04/01/2018

Tout commence avant la naissance de notre plat pays. Au XVII siècle, Bruxelles appartient aux Pays-Bas méridionaux et résonne d’un dialecte d’origine germanique : le brabançon.

Après la révolution belge, le français est la seule langue officielle reconnue et se diffuse progressivement dans les différentes couches de la population.

Brabançon et français se mêlent alors de façon plus ou moins harmonieuse pour donner naissance au bruxellois. Un mélange plutôt réussi entre générosité germanique et douceur latine.

Le bruxellois francophone

Le dialecte bruxellois francophone intègre le vocabulaire et la grammaire du néerlandais dans une phrase essentiellement construite en français. Ce subtil équilibre est doublé d’un accent tonique chantant et inimitable. Encore moins par nos voisins français qui s’y cassent les dents à défaut d’être drôle.

Les ambassadeurs du bruxellois

Sans être écrits entièrement en bruxellois, « Le Mariage de Mademoiselle Beulemans » et « Bossemans & Copenolle » sont les meilleurs ambassadeurs de la zwanze et de l’humour bruxellois sur les planches.

Personne n’a oublié les succulentes répliques d’Amélie Van Beneden surnommée Madame Chapeau par le gens de strotje comme elle aime le rappeler. 

Les acteurs en chair et en os sont priés de quitter la scène pour faire place aux marionnettes de Toone. Au fond de l’impasse Sainte-Pétronille, vous avez rendez-vous avec les grands classiques du théâtre mis à la sauce « brusselère ».

Enfin, nous nous en voudrions de tourner la page sans mentionner Brel et Hergé… Le Grand Jacques a fait bruxeller Bruxelles tandis qu’Hergé a glissé de nombreuses références subtiles dans les albums de Tintin et de Quick et Flupke.

Quelques exemples

Pour éviter de broebeler, jetez un œil à notre recueil d’expressions bruxelloises toutes plus succulentes les unes que les autres.