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Guide de survie du cycliste bruxellois

Guide de survie du cycliste bruxellois

Usager faible trop souvent livré à lui-même dans la jungle de la circulation, le cycliste est une espèce en pleine expansion qui doit veiller elle-même à sa protection. Plus on est de cycliste, plus on pédale.

Avant tout chose, il faudra choisir la monture qui vous convient ! Achat d’une petite reine qui trônera fièrement dans votre garage ou votre hall d’entrée, ou utilisation des vélos partagés de Villo ? A vous de trancher. C’est une question de budget, d’espace disponible et de proximité des stations. Si vous optez pour un fixie, attention, soyez sûr de votre coup et de votre maitrise… sous peine de devenir un ex-fan de fixie, ex-fan des années folles.

Protégez-vous

Règle d’or pour un cycliste qui souhaite survivre dans la jungle urbaine : portez un casque ! Petit rappel au passage, le casque se porte sur la tête et non accroché au guidon pour éviter de défaire la coiffure savamment agencée quelques minutes plus tôt.

Et pour éviter que votre casque ne doive faire la démonstration de ses performances, soyez visible ! Equipez votre vélo de lumières, évitez les vêtements trop sombres et enfilez l’indispensable gilet fluo une fois la nuit venue. Si vous préférez roulez nu, attendez la Cyclonudista.

La plupart des automobilistes sont attentifs et courtois envers les cyclistes, ignorez les derniers dinosaures qui confondent les rues de la ville avec les longues lignes droites du circuit de Francorchamps. Vos remarques, polies ou pas, leur passeront de toute façon loin derrière le pot d’échappement.

Enfin, avec notre climat, pensez à vous protéger de la météo, en ayant toujours sous la main une veste imperméable et des gants en hiver. Notre météo nationale vous a réservé une drache dont elle a le secret? Postposez votre départ ou trouverez refuge dans un arrêt de bus le temps que l'averse passe... 

Une fois coiffé de votre casque et vêtu correctement, en selle !

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Règles de conduite

En plus de pousser sur vos pédales, de veiller à votre direction et d’être prêt à sauter sur vos freins, il vous faudra respecter quelques règles de conduite :

  • Occupez votre place sur la chaussée. Sans frôler les voitures stationnées dont une portière pourrait s’ouvrir sans crier gare.
  • Indiquez clairement vos intentions et évitez les changements de direction de dernière minute ou les arrêts inattendus.
  • Essayez d'établir un contact visuel avec les automobilistes croisés.
  • Stoppez au feu. Evidemment quand le panneau « tourne-à-droite cycliste » récemment apparu vous autorise à le griller, faites-vous plaisir tout en restant prudent.
  • Laissez le trottoir aux piétons.
  • Méfiez-vous des rails de tram comme de la peste. Fuyez-les! Et si vraiment, ils sont sur votre route: n'évoluez jamais parallèlement à eux! Traversez-les perpendiculairement.
  • Utilisez votre sonnette ou votre voix, ce sont vos klaxons, faites-vous remarquer ! Le doux tintement de votre sonette est quasiment le seul moyen de signaler votre présence automobilistes ou aux piétons. En restant poli… ou en essayant de le rester.
  • Prenez votre temps. Circuler en ville, ce n'est pas un contre-la-montre du Tour de France.
  • Ayez toujours un œil sur les autres usagers de la route qui ne vous ont peut-être pas remarqué.
  • Roulez sur la défensive, même dans votre bon droit. Les 206 os de votre fragile squelette ne feront pas le poids face à la ferraille d’une voiture.
  • Laissez votre téléphone au fond de votre poche. Sous peine de devoir vous en servir pour appeler les secours quand un nid de poule sera venu se glisser sous votre roue avant.

 

 

Protégez votre vélo

Une fois en selle, votre vélo est votre plus fidèle compagnon. Nourrissez-le (un peu d’huile de temps en temps suffit), nettoyez-le et offrez-lui un entretien régulièrement chez un professionnel. Sans ces petites attentions, vous risquez bien de devoir grimper un jour le Mont des Arts sur le grand plateau ou de vous retrouver sans frein dans la descente entre l’avenue Louise et la place Flagey.

Prévoyez le pire et apprenez à réparer votre vélo. Savoir changer un pneu vous évitera de pousser bêtement votre deux roues sur le trottoir. Transportez toujours le matériel nécessaire ainsi que deux gants chirurgicaux. Objectif : ne pas avoir les mains du Père Fouettard après avoir manipulé votre chaîne qui aura déraillé contre votre volonté ou votre roue qui se sera dégonflée sans crier gare.

Quand, à contre-cœur, vous devrez abandonner votre vélo, une seule consigne : attachez-le ! Même pour quelques secondes. Essayez de toujours cadenasser votre cadre et la roue avant à un point bien ancré dans le sol. Privilégiez sans aucun doute les cadenas en U. Pensez également à faire graver votre bécane, cela en dissuade plus d'un...

Choisissez votre trajet

Autant l’avouer d’entrée de jeu, le trajet idéal n’existe pas ! Pour vous en approcher, il faudra essayer de respecter la recette suivante :

  • Ne cherchez pas à emprunter le chemin le plus court. Un trajet plus long mais mieux adapté peut souvent être aussi rapide et plus agréable
  • Variez les plaisirs, changez d'itinéraire en fonction de votre humeur ou de votre condition physique.
  • Même sur une piste cyclable, restez prudent ! Entre les piétons qui s’y baladent et les pistes qui se finissent par des bordures de 20 centimètres, Bruxelles ne manque pas de surprises.
  • Utilisez la carte vélo de Bruxelles Mobilité pour essayer d'établir votre meilleur itinéraire.
  • Les jours de pluie, évitez les grands axes. Les hallebardes de pluie vous rendent invisible et les voitures qui vous dépassent vous offrent systématiquement une bonne douche.
  • Méfiez-vous des terrasses de cafés. L’être humain, vous compris, perd toute notion de civisme face à l’appel d’une petite mousse au soleil. Les portes des voitures s’ouvrent sans prévenir et les piétons traversent sans aucune précaution, guidés par leur seule soif à satisfaire au plus vite.
  • Participez à la Bike Experience, un coach vous aidera à établir votre trajet.

 

C’est connu : le bonheur c’est facile quand on y met du sien, le bonheur c’est comme faire du vélo sans les mains. Pour rester heureux longtemps, n’écoutez pas Jeff Bodart et tenez fermement votre guidon à deux mains, sous peine de goûter au tarmac et aux lignes blanches qui le garnissent. Et rassurez-vous, à Bruxelles comme à Paris, à vélo on dépasse les autos. N'est-ce pas Joe?

Confortablement installé sur votre selle, souriez, profitez de l’air (plus ou moins) pur et de la vitesse… Dernier conseil pour la route : si une mouche vient s’écraser sur votre dentition, effacez-la d’un coup de langue. Protéines naturelles garanties.

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